Contrôle et contentieux fiscal
Un contrôle fiscal impose des décisions rapides, structurées et techniquement solides. Qu’il intervienne sur le CIR, le CII, le statut JEI, l’IP Box ou sur des sujets plus généraux (IS, TVA, fiscalité des dirigeants, prix de transfert), l’enjeu est de comprendre immédiatement la position de l’administration et d’y répondre de manière adaptée.
Nous intervenons à tous les stades du contrôle. L’approche repose sur une analyse rapide, un positionnement clair et une priorité donnée à la résolution rapide, sans exclure le contentieux lorsque celui-ci devient nécessaire.
Objectif : défendre votre position fiscale et préserver vos intérêts financiers.
Nous intervenons sur :
- Assistance lors des échanges avec l’administration fiscale et analyse des points de contrôle
- Analyse et réponse à la proposition de rectification
- Accompagnement dans le cadre des recours hiérarchiques
- Accompagnement devant les différentes commissions : commissions départementales, comité consultatif CIR
- Négociation d’un plan d'apurement de la dette fiscale
- Engagement et suivi du contentieux devant le tribunal administratif
Quels sont mes droits face à un contrôleur fiscal ?
Lors d’un contrôle fiscal, le contribuable bénéficie de garanties procédurales essentielles prévues par la Charte du contribuable vérifié. Vous avez le droit d’être assisté par le conseil de votre choix (avocat, expert-comptable) à chaque étape, de disposer d’un délai raisonnable pour produire les documents demandés et de bénéficier d’un débat oral et contradictoire, incluant une réunion de synthèse avant toute proposition de rectification. Les redressements doivent être précisément motivés. Vous pouvez exercer un recours hiérarchique et saisir les commissions compétentes, notamment en matière de CIR. Une violation de ces garanties peut constituer un vice de procédure entraînant l’annulation du redressement.
Comment répondre à une proposition de rectification ?
La proposition de rectification formalise la position de l’administration sur les redressements envisagés. Le contribuable dispose en principe d’un délai de 30 jours pour répondre, porté à 60 jours sur simple demande. Deux options existent : accepter tout ou partie des rectifications, ou formuler des observations motivées contestant l’analyse du vérificateur. L’absence de réponse équivaut à une acceptation tacite, avec perte des voies de recours ultérieures. Il est donc essentiel de répondre systématiquement, même de façon partielle. Une réponse structurée, fondée sur des arguments juridiques, factuels et jurisprudentiels, permet souvent d’ouvrir un nouvel échange et de réduire le redressement.
Qu’est-ce qu’un recours hiérarchique en matière fiscale et quand l’utiliser ?
Le recours hiérarchique permet de contester la position du vérificateur en saisissant son supérieur, puis, le cas échéant, l’interlocuteur départemental ou régional. Il s’agit d’un levier stratégique important, souvent sous-utilisé, qui permet de réintroduire du dialogue avant l’étape contentieuse. Ce recours n’est pas suspensif par lui-même, mais il peut conduire à une révision partielle ou totale du redressement, notamment lorsque le désaccord porte sur une appréciation technique ou factuelle. Bien préparé, le recours hiérarchique favorise une issue amiable et limite le recours au juge administratif.
Dois-je obligatoirement payer un redressement fiscal avant de le contester ?
En principe, un redressement doit être acquitté avant toute saisine du juge administratif. Toutefois, des mécanismes de sursis de paiement permettent de suspendre le recouvrement. Le sursis légal est obtenu en déposant une réclamation contentieuse accompagnée de garanties suffisantes (caution bancaire, hypothèque). Un sursis simplifié peut être accordé pour les montants modestes ou en cas de contestation sérieuse. Plus rarement, un référé-suspension peut être sollicité devant le juge en cas d’urgence. À défaut de sursis, le recouvrement peut intervenir rapidement (avis à tiers détenteur, saisies). Une stratégie adaptée est indispensable pour préserver la trésorerie.
Litiges commerciaux et impayés
Les litiges commerciaux - impayés, non-conformité d’une prestation, désaccord contractuel ou contestation d’une livraison - appellent une réaction rapide et structurée. Chaque situation suppose une analyse précise des engagements contractuels et des leviers disponibles. Dès les premiers signaux, une intervention ciblée permet souvent d’éviter l’enlisement du différend.
La priorité est donnée à une résolution amiable efficace : mise en demeure argumentée, négociation encadrée, formalisation d’un accord transactionnel. Lorsque cette voie s’avère insuffisante, la procédure adaptée est engagée sans délai, qu’il s’agisse d’une injonction de payer, d’un référé ou d’une action au fond devant le tribunal compétent.
Objectif : protéger vos intérêts et obtenir un résultat rapide.
Nous intervenons sur :
- Recouvrement d’impayés : mise en demeure, injonction de payer, mesures d’exécution
- Litiges contractuels : analyse juridique, stratégie, négociation, transaction
- Non-conformité de livrables ou prestations : qualification, expertise, résolution
- Divergences d’interprétation contractuelle : analyse des droits et options
- Défense face à une réclamation client ou fournisseur
Quelles sont les étapes à suivre avant de poursuivre un débiteur ?
Avant toute action judiciaire, plusieurs étapes préalables doivent être respectées afin de sécuriser votre position et maximiser les chances de recouvrement. Il convient d’abord de vérifier en interne la réalité de la créance : facture conforme, prestation réalisée et échéance dépassée. Des relances amiables structurées doivent ensuite être effectuées, par écrit puis par téléphone, en conservant une trace des échanges. À défaut de règlement, une mise en demeure formelle est indispensable, précisant le délai de paiement, les pénalités et l’indemnité forfaitaire de recouvrement. Une tentative de négociation (échéancier) peut être pertinente avant d’engager une procédure judiciaire.
Que faire en cas d’opposition à l’enregistrement de ma marque ?
La réception d’une opposition à l’enregistrement d’une marque appelle une réaction immédiate. Le délai pour répondre est strict (deux mois) et l’absence d’observations entraîne une instruction sur la seule base des arguments de l’opposant. Il convient d’analyser la solidité de la marque antérieure, la comparaison des signes et des produits ou services concernés. Une stratégie peut inclure la contestation du risque de confusion, la démonstration de différences suffisantes ou l’invocation d’une déchéance pour non-usage. Une solution négociée est parfois préférable (limitation de classes, coexistence). Une défense structurée est essentielle pour préserver la marque.
Qu’est-ce que l’exception d’inexécution et dans quels cas l’invoquer ?
L’exception d’inexécution permet à une partie de suspendre l’exécution de ses obligations lorsque son cocontractant n’exécute pas les siennes. Le manquement invoqué doit être suffisamment grave et concerner une obligation essentielle du contrat. Les prestations doivent être réciproques et liées. En pratique, il est fortement recommandé de notifier la suspension par écrit afin d’en conserver la preuve. Par exemple, un prestataire peut suspendre ses livraisons en cas d’impayé, ou un client retenir le paiement en cas de non-livraison. L’exception d’inexécution n’entraîne pas la résiliation du contrat mais vise à rétablir l’équilibre contractuel.
Comment gérer une situation de concurrence déloyale par un ancien salarié ou partenaire ?
Une concurrence déloyale par un ancien salarié ou partenaire nécessite une réaction rapide et structurée. La première étape consiste à réunir des preuves tangibles : détournement de clientèle, usage d’informations confidentielles, débauchage de salariés ou imitation de produits. Il convient ensuite de vérifier les engagements contractuels existants (clause de non-concurrence, confidentialité, obligation de loyauté). Une mise en demeure permet de formaliser la violation et d’exiger la cessation immédiate des agissements. En cas d’urgence, une procédure en référé peut être engagée pour faire cesser les actes litigieux, avant une action au fond en réparation du préjudice subi.
Conflits entre associés
Les conflits entre associés - désaccord stratégique, blocage décisionnel, perte de confiance ou volonté de sortie - représentent un risque majeur pour la stabilité et la valeur de la société. Ces situations exigent une approche lucide et structurée, centrée sur la préservation de l’entreprise avant toute chose. La maîtrise du cadre juridique (statuts, pactes d’associés, règles de gouvernance) permet d’identifier rapidement les droits de chacun et les options réellement praticables.
La priorité est donnée à une résolution transactionnelle maîtrisée : négociation encadrée, protocole de sortie, organisation d’une médiation lorsque cela s’y prête. Cette voie permet de limiter les coûts, les délais et l’impact opérationnel. Lorsque aucun accord n’est possible, la procédure contentieuse est engagée de manière ciblée.
Objectif : débloquer la situation et sécuriser l’avenir de la société.
Nous intervenons sur :
- Analyse du conflit et définition d’une stratégie de sortie
- Négociation et rédaction d’accords transactionnels entre associés
- Organisation d’une sortie amiable (rachat de titres, réduction de capital)
- Procédures de révocation de dirigeant et protocoles de départ
- Expertise de gestion et protection des associés minoritaires
- Résolution des blocages décisionnels en gouvernance
Comment organiser la sortie d’un associé qui souhaite quitter la société ?
La sortie d’un associé doit être organisée méthodiquement pour éviter tout blocage ou contentieux. Elle débute par une notification formelle, conformément aux statuts ou au pacte d’associés. Une phase de valorisation est ensuite nécessaire pour déterminer le prix des titres, selon une méthode convenue ou, à défaut, via une expertise indépendante. Les associés existants disposent souvent d’un droit de préemption avant toute cession à un tiers. Un protocole d’accord encadre les modalités de cession, le paiement, les garanties et les engagements post-cession. Les formalités juridiques et déclaratives viennent clôturer l’opération. Anticipation et cadre clair sont essentiels.
Que faire si un associé viole les obligations du pacte d’associés ?
La violation d’un pacte d’associés ne doit jamais être ignorée, car elle peut fragiliser la gouvernance et les équilibres économiques de la société. La première étape consiste à formaliser la violation par une mise en demeure écrite, en laissant un délai raisonnable pour y remédier. Si le pacte prévoit des sanctions spécifiques (pénalité, obligation de cession, suspension de droits), celles-ci peuvent être activées. En cas de manquement grave ou persistant, une action judiciaire en responsabilité ou une expertise de gestion peut être envisagée. Une réaction rapide limite les conséquences pour l’entreprise et renforce la position des associés respectueux du pacte.
Comment structurer un accord transactionnel entre associés ?
Un accord transactionnel entre associés vise à mettre fin définitivement à un conflit sans recours ultérieur. Il doit être rédigé avec une grande précision. Le document commence par un rappel factuel du contexte, sans reconnaissance de faute. Il précise ensuite les engagements réciproques : modalités de sortie ou de maintien, prix des titres, échéancier de paiement et garanties éventuelles (séquestre, caution). Des clauses essentielles doivent être prévues, notamment la non-concurrence, la confidentialité et la renonciation réciproque à toute action. Enfin, l’accord doit organiser les formalités sociales et statutaires consécutives. Une transaction bien structurée sécurise durablement la situation.
Qu’est-ce qu’une expertise de gestion et dans quels cas la demander ?
L’expertise de gestion est un outil de protection offert aux associés minoritaires confrontés à un doute sérieux sur un acte de gestion. Elle permet de faire analyser un fait précis par un expert indépendant désigné par le tribunal. Les conditions d’accès varient selon la forme sociale, mais supposent un seuil minimal de détention du capital. L’objet doit être clairement identifié, par exemple une décision financière contestée ou une rémunération jugée excessive. Le rapport d’expertise, remis sous quelques mois, peut servir de base à une action ultérieure ou à une négociation. C’est un levier efficace pour rééquilibrer un rapport de force.





